Solaal : « S’entendre sur une définition du gaspillage agricole »

Suite au dépôt des propositions de loi sur le gaspillage alimentaire et à la journée nationale de lutte contre le gaspillage du 16 octobre, j’ai demandé à plusieurs personnes, associations, entreprises, de me dire ce que serait leur « loi antigaspi ». Le cadre était simple : commenter (ou pas) le projet de loi qui a été déposé, et dire ce qu’ils/elles mettraient dans la loi. Egalement, les points qui leur semblent importants, toutes les mesures n’étant pas du domaine législatif. Tous les points de vue seront publiés dans la rubrique « Ma loi antigaspi« .

Première intervenante de cette série, l’association Solaal dont le but est de faciliter les liens entre les donateurs des filières agricoles (agriculteurs, filières agroalimentaires) et les associations de dons alimentaires. Cette année, Solaal a organisé la première journée du don agricole. Voici les demandes de Solaal en matière d’aide alimentaire et de lutte contre le gaspillage.

 

• Gaspillage agricole : s’entendre sur une définition

  • La profession agricole est soumise à des contraintes économiques, commerciales, climatiques, sanitaires, qui vont venir perturber l’écoulement des marchés et générer des risques d’invendus. Par exemple : l’embargo russe, une surproduction due au climat, le télescopage avec des importations, le comportement des consommateurs, ou des accidents sanitaires.
  • Les produits destinés à l’alimentation animale, enfouis comme amendement vert ou non récoltés (pour des raisons économiques ou sanitaires) ne doivent pas être compris dans la définition.

• Valorisation des invendus : la méthanisation comme dernier recours

Solaal demande depuis longtemps la hiérarchisation des destinations des invendus agricoles, pour destiner les produits consommables en premier lieu à l’aide alimentaire ; ce à quoi répondent les propositions de loi du 15 septembre 2015.

• L’agriculteur, un donateur comme les autres

Depuis sa création, Solaal n’a de cesse d’œuvrer pour obtenir la possibilité d’une réduction d’impôt pour l’agriculteur donateur, quelle que soit la filière de production. Pour cela, Solaal est intervenue pour que l’agriculteur donateur soit considéré comme tout autre citoyen donateur, au regard de l’article 238 bis du Code général des impôts.

Cependant, il reste des domaines pour lesquels le principe d’agriculteur donateur doit être acté. Solaal attend depuis deux ans une réponse du gouvernement sur l’obtention d’une réduction d’impôt pour :

· les dons de viandes par un éleveur,

· les dons de fruits et légumes transformés (par exemple, des dons de pommes transformées en compote ou jus de pommes par un tiers ; des dons de pommes de terre transformées en flocons de purée par un tiers).

Ces dispositifs ne nécessitent pas de loi mais une publication de la part du ministère de l’Economie.

• Education sur la lutte contre le gaspillage et sur les usages des produits agricoles

Il est indispensable d’informer et de former sur la lutte contre le gaspillage alimentaire, et ce dès le plus jeune âge : ce à quoi répond la proposition de loi n°3052.

Il faut aller plus loin et informer sur les usages des produits agricoles (épluchage, préparation, cuisson, conservation, etc.) car, souvent, le gaspillage est dû à une méconnaissance de ces sujets.

• Profiter de la mixité culturelle alimentaire

Il faut inclure, dans les actions visant à promouvoir la mixité culturelle, l’échange de recettes. C’est une source d’enrichissement des pratiques culinaires et des usages des denrées

 

+++ Les petits plus +++

+ Le site de Solaal

+ Sur le site de Solaal : la page avec toute sa documentation. Que des bons liens sur le don et le guide du don alimentaire

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